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The Walk : le Zanskar

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“Un mur de mantra interminable longe la route, mille pierres et mille fois Om Mani Padme Hum. Et le visage paisible d’un Bouddha gravé sur un carré d’ardoise. Le vent s’attarde dans la cuvette d’herbe morte entre deux grands murs de pierre rouges et la pente brumeuse d’un versant de montagne turquoise. Une poignée de maisons perchées sur la crète. La mosaïque vert pâle des cultures.”

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L’instant wikipediesque (avec de vrais morceaux de Wikipedia dedans) :

Royaume millénaire fondé en 930, le Zanskar se situe dans la plus haute vallée peuplée de l’Himalaya et tire son nom du fleuve qui le traverse.
Niché à plus de 3 600 mètres d’altitude (point le plus bas), coupé du reste du monde huit mois par an, le Zanskar est considéré comme l’une des régions les plus arides et les plus froides de l’Himalaya.

La population, environs 12 000 habitants, subsiste en pratiquant l’agriculture et l’élevage, chaque famille travaillant pour sa propre consommation, accumulant le plus de réserves possibles avant l’hiver.
Dès les premières neiges, le Zanskar entre en hibernation.

Bien que le nombre de touristes visitant la région soit en constante progression (cela concerne surtout la partie nord, plus accessible, entre Padum et Lamayuru), la fréquentation touristique du Zanskar reste très faible. L’absence de structure touristique, la difficulté d’accès et de progression font du Zanskar une destination réservée aux voyageurs les plus expérimentés (ou, malheureusement, les plus riches, qui pourront se permettre d’organiser une caravane, toute une petite armée, pour les assister dans leur marche). Plusieurs agences proposent des treks organisés.

Isolement, altitude, climat aride et capricieux, terrains dangereux… le Zanskar reste encore aujourd’hui une zone difficile qu’il faudra appréhender comme ce qu’elle est : un désert d’altitude. Les services d’un guide expérimenté ou d’une agence sont fortement conseillés. (Shanti Travel, par exemple, organise des Treks dans la région)

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La serrure, sur la porte, ressemble à celle qu’un ami de mon père m’avait rapportée du Maroc. Un truc ingénieux, bien foutu avec une énorme clé sculptée en bois massif.

Le vieux ouvre, pousse le battant et je m’engage derrière lui ; dans l’obscurité, dans la fraîcheur du couloir minuscule. Deux volées de marches bancales. L’air sent la fumée, le lait de chèvre, l’odeur métallique de la bouse sèche. Surtout l’odeur de la bouse sèche.

La vaisselle, à plat, recouvre un mur entier, le reste de la pièce est sombre, les fenêtres minuscules, le plafond en fagots porté par deux poutres grossières enfoncées dans le sol en terre battue. À part les bols, les fourchettes en fer blanc, rien d’autre ne brille.
La fille de mon hôte pétrit la pâte, charge les bouses sèches dans le feu. La main gauche la pâte, la droite la bouse et de temps en temps elle inverse.
Des perles huileuses tournent dans le cercle crémeux, brun épais, de mon butter tea.
Je ne serai plus jamais malade si je ne suis pas malade ici.

Tu devrais t’installer près de la rivière, chez toi, dans ton pays, il me dit. Tu devrais construire ta maison au bord de l’eau : si t’as pas de bétail, il te faut de l’eau. Et un panneau solaire, t’en as un ? Non ? Tant mieux. Sans lumière tu te couches plus tôt. Puis la lumière électrique fait mal aux yeux, il me dit et son frère acquiesce : elle fait mal aux yeux.

 La nuit tombe, la famille me laisse. Je déplie mon duvet, je m’allonge,  je pose ma tête contre le tissu synthétique de mon duvet encore froid du matin. Je ferme les yeux.
Poc… Crrr… Crrr. Un bruit sur le sol. Coup d’oeil circulaire dans l’obscurité traversée par un rayon de lune. Rien.
De nouveau je m’allonge et de nouveau le même bruit “Poc…crrr…crrr”  et les frottements s’additionnent aux premiers. J’allume ma lampe frontale, une dizaine de petites taches noires se déplace autour de moi. Dix et puis onze et douze et puis vingt :  il pleut des bousiers, du plafond, une averse de scarabées étourdis qui traînent, dans le noir, sur le sol, en grattant la chitine de leurs carapaces contre la paille sèche des nattes tressées.

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4 Comments

  • Reply
    fred EmpreinteNo Gravatar
    26 février 2014 at 19 h 06 min

    Belles rencontres et magnifique paysages. Ca a effectivement l’air bien sec comme coin.

  • Reply
    richardNo Gravatar
    22 mars 2014 at 17 h 27 min

    superbe

    je prépare un voyage au ladak, sans forcement f

  • Reply
    richardNo Gravatar
    22 mars 2014 at 17 h 30 min

    je prépare donc un voyage au zanskar, mais pas forcement un treck

    j’ai du mal a trouver des infos fiables sur les routes, pistes, transports, hébergement (guesthousee ou habitant)
    votre experience m’intéresse donc
    djuley

  • Reply
    Simon - VoyagesVoyagesNo Gravatar
    24 août 2014 at 14 h 24 min

    Superbes paysages ! L’aventure est top et merci de nous faire partager cela ! Je ne connaissais pas du tout le Zanskar

  • Répondre à richard Cancel Reply