Chroniques ticket Vietnam

Hanoi, ce bordel magnifique (une lettre d’amour)

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J’aime Hanoi pour les mêmes raisons que certaines personnes la détestent.
Pour les fissures, les murs noircis par la pollution, l’odeur douce de la pourriture, pour la complexité chaotique de ses rues mal foutues, pour les trottoirs éclatés, le bitume fendu, pour les câbles électriques grimpant sur les buildings comme du lierre artificiel.

J’aime la peinture jaune écaillée des immeubles coloniaux, les chauffeurs de Xe Om allongés leurs moto, les numéros de téléphone au pochoir tatoués sur tous les murs de la ville et l’arome du café au-dessus des rues d’Hoan Kiem, jusqu’au lac de l’Épée.
J’aime ces rangées de magasins identiques, ces rues qui n’ont qu’une seule chose à vendre.
J’aime ces deux femmes qui s’engueulent sous mon balcon. Et l’orage, et les klaxons, et les appels répétitifs des vendeurs à vélo.

I like Hanoi for the same reasons some people hate it. For the cracks, the dirty walls, the noises, for the chaotic complexity of the streets...

J’aime cette ville parce qu’elle m’oblige à garder les yeux ouverts, à rester en alerte, toujours réveillé. J’aime Hanoi même quand Hanoi essaie de me tuer.

I like Hanoi because it doesn’t sell itself cheap, like the rest Vietnam it doesn’t hand itself over on a silver plate.

Après deux mois en ville je maîtrise enfin la chorégraphie des trottoirs et les pas de danse compliqués qui permettent de traverser sans se faire renverser. Je sais dire « non merci » sans m’arrêter,  je sais retenir ma respiration pour éviter les fumées piquantes et l’odeur des ordures.
Mais je suis encore un débutant et, chaque jour, la ville me dévoile de nouveaux tours, de nouveaux pièges. Parfois je les évite, parfois non. Ça n’a pas d’importance : j’aime Hanoi parce qu’elle continue de me surprendre.

I like Hanoi for the same reasons some people hate it. For the cracks, the dirty walls, the noises, for the chaotic complexity of the streets...

I like Hanoi for the same reasons some people hate it. For the cracks, the dirty walls, the noises, for the chaotic complexity of the streets...

I like Hanoi for the same reasons some people hate it. For the cracks, the dirty walls, the noises, for the chaotic complexity of the streets...

I like Hanoi for the same reasons some people hate it. For the cracks, the dirty walls, the noises, for the chaotic complexity of the streets...

I like Hanoi for the same reasons some people hate it. For the cracks, the dirty walls, the noises, for the chaotic complexity of the streets...

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2 Comments

  • Reply
    MICHELENo Gravatar
    6 juillet 2016 at 16 h 24 min

    Oh comme je te comprends…..
    je suis tombée follement amoureuse de cette ville en 24 h à peine…. alors qu’elle correspond à tout ce que je déteste… C’est une ville magique ! J’y suis restée 8 mois.

  • Reply
    A1rmèleNo Gravatar
    29 juillet 2016 at 17 h 31 min

    Je ne connais pas du tout l’Asie, hormis via les reportages ou les articles comme le vôtre qui retranscrivent au plus proche le réalité ce que serait un voyage au Viet Nam par exemple. Ma conclusion, après vu lu quelques uns de vos écrits : j’ai bien envie d’aller faire un tour du côté où le soleil se lève 🙂

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    Lire les articles précédents :
    Le quartier d'Hoan Kiem, cœur historique de la ville, est le point de départ idéal pour découvrir Hanoi sous son meilleur jour.
    Hoan Kiem, les charmes du vieil Hanoi

    L’humidité attaque les murs, la peinture jaune qui se décolle, tombe en écailles et se mélange aux feuilles mortes, aux...

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