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Tout ce qu’il faut savoir sur la plongée.

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SOMMAIRE :

AVANT DE PLONGER

LA PLONGEE

Les niveaux

Et les niveaux suivants ?

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

Où plonger ?

J’AIMERAI PLONGER, MAIS…

Un dernier mot

 

 

Introduction : la plongée et moi
En 2005 j’étais de passage en Thaïlande pour la troisième fois. Appart plaqué, plus de boulot, juste mon sac et pas vraiment de projets. 
Je bullais sur un banc en attendant la liaison Lompraya Ko Tao – Ko Pha-Ngan quand je suis tombé sur une annonce, un carré de papier scotché sur le mur. Ça disait « Change your lifestyle », ça disait « From Zero to Hero », ça proposait de devenir prof de plongée. En 2005 je n’avais jamais dépassé le stade palme, masque, tuba.

En décembre 2007, huit mois après ma toute première plongée, j’ai reçu mon diplôme d’instructeur. Trois ans plus tard j’avais vécu au Mexique, en Égypte, en Malaisie, aux Maldives, en Thaïlande, plongé un peu partout dans le monde et rencontré plus de gens que pendant mes 25 premières années.

La plongée a changé ma vie, m’a mis sur les rails de ce que je suis aujourd’hui et si j’ai dévié depuis et sacrifié un peu de mes activités sous-marines à mon appareil photo et mon traitement de texte, je continue de passer la moitié de mon temps avec des dizaines de mètres d’eau au-dessus de la tête et des bulles tout autour.

Depuis quatre ans, j’ai certifié plusieurs centaines d’élèves et une bonne dizaine d’entre eux sont devenus instructeurs et à leur tour chaque jour ils suscitent des passions en amenant des voyageurs à découvrir la vie sous-marine.

La plongée fascine et si elle devient de plus en plus populaire, de plus en plus accessible elle reste encore une activité un peu mystérieuse, qui génère énormément de questions. J’ai donc essayé dans ce dossier de répondre à la plupart des interrogations, de faire la liste des possibilités, de rationaliser les peurs et les inquiétudes. Il manque sans doute pas mal de choses. Il m’est impossible d’être exhaustif, mais, à priori, j’ai couvert l’essentiel. J’espère que tout ça finira de vous convaincre si vous envisagez de sauter le pas ou fera tomber vos résistances si vous hésitez encore.

Pendant quatre ans j’ai vendu de la plongée. Il n’y a rien de plus simple à vendre. Parce que c’est vrai, croyez-moi : ça vous change la vie.

Mise en situation
Les bruits de la surface se sont étouffés, fondus, dans l’écho sourd de votre respiration. Un flot de bulles s’échappe régulièrement de votre détendeur, remonte vers la surface. Devant vous l’instructeur joint son pouce et son index, vous demande si c’est « OK », vous lui répondez de la même manière, il hoche la tête, s’éloigne en palmant. Vous le suivez. Le poids de l’équipement c’est évanoui, vous flottez, votre corps ne pèse plus rien, vous volez. Les rayons du soleil traversent la surface, transpercent le vide aquatique , dansent sur le sable et dessinent des arabesques éphémères sur le tableau d’aquarelle des fonds marins. Les poissons par dizaines comme autant de coups de pinceau. Chaque rocher est un spectacle. Vous levez les yeux, le ciel se confond dans le mouvement des vagues, les nuages d’écume. De l’extérieur il ne reste rien. La surface a disparu, laissant place au ballet multicolore du monde sous-marin.

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AVANT DE PLONGER

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Certificat médical et contre-indication :
Certificat médical obligatoire ? Non pas forcément, mais fortement recommandé. De toute façon, un petit check up ne vous fera pas de mal. Assurez-vous d’être en bonne santé, vérifiez que vous ne souffrez d’aucun trouble respiratoire (l’asthme n’est pas toujours un frein à la plongée, renseignez-vous auprès de votre médecin) et vérifiez les contre-indications en cas de traitement médical régulier. 
Enfin, un petit tour chez le dentiste aussi, pourquoi pas. Demandez-lui de vérifier l’étanchéité de vos plombages pour éviter toutes mauvaises surprises.

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L’option de préparation avant le départ
Deux semaines de congés et pas vraiment envie de passer une seule minute enfermé dans une salle de classe pour bosser la théorie? Une solution si vous habitez dans une grande ville : la préparation pré-plongée. On regroupe le côté le plus rébarbatif de l’apprentissage, la piscine et la partie académique et on s’en débarrasse sur son temps libre, le week-end ou le soir après le boulot. Il ne vous restera plus qu’a valider vos plongées en mer, une fois sur votre lieu de vacances. Plusieurs écoles proposent cette formule qui vous permettra, une fois au soleil, de gagner du temps et de profiter au maximum de vos journées. 
(information complémentaires : pretaplonger.com)

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Les fédérations
J’aurais vite fait de vous perdre si je vous fais le détail des dizaines de fédérations mondiales et de toutes les sous-fédérations nationales. La plongée, c’est une petite guerre ou tout le monde se tire la bourre gentiment. Chaque camp vous dira sans doute qu’il est meilleur que son voisin, que ses formations sont plus sûres, plus complètes, qu’avec lui vous deviendrez un bon plongeur, un vrai de vrai.

Dans la pratique, si chaque fédération propose une approche un peu différente, si les standards et les outils pédagogiques varient, le but reste le même : vous apprendre à plonger.

Comme nous sommes sur un site de voyageur et que j’aime croire que c’est sous les tropiques, dans une eau turquoise limite un peu trop chaude que vous donnerez vos premiers coups de palmes, j’ai choisi de me restreindre aux deux fédérations que vous rencontrerez le plus souvent : PADI & SSI.

Pour peu que vous quittiez l’Europe, ce sont ces deux-là que vous croiserez le plus souvent. Les formations dont je parle plus bas sont toutes issues de leur programme.

Par contre, PADI ou SSI ? Ouch, c’est un peu compliqué comme question. Sur ma carte d’instructeur, on lit PADI et donc j’ai peur de perdre mon objectivité si je développe un peu trop. Alors, pour faire court, les deux fédérations proposent une approche et des formations relativement similaires. 
Au moment de passer un niveau, faites le tour des écoles,  prenez le temps de vous faire expliquer les programmes de cours. Creusez un peu pour trouver l’instructeur, l’ambiance qui vous convient, qui correspond à vos envies… Une fois que vous aurez mis le doigt dessus, PADI ou SSI ça n’aura plus vraiment d’importance.

Et pour finir, si c’est en France que vous avez décidé d’apprendre la plongée et que vous avez besoin d’informations : jetez un œil du côté des écoles CMAS et FFESSM qui proposent de très bonnes formations, et ce, malgré l’embonpoint général de leurs instructeurs (pardon…).

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LA PLONGEE

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Le matériel
Je vous épargne le descriptif complet de l’équipement de base, palmes, masque, tuba et combinaison, il est plus que probable que vous ayez, au moins une fois dans votre vie, été amené à utiliser l’un de ces éléments. Concentrons-nous sur les pièces d’équipement spécifique à la plongée.

-Bouteille
Un cylindre métallique, acier ou aluminium, rempli d’air comprimé. Il existe différentes tailles de bouteille s’adaptant aux plongeurs ou aux différents types de plongée. Tout dépend de son volume, de votre rythme de consommation et de la profondeur de votre plongée, mais une bouteille devrait pouvoir vous permettre de passer entre 40 et 120 minutes sous l’eau.

Détendeur
Un détendeur de plongée est un mécanisme qui permet à un plongeur de respirer l’air contenu dans sa bouteille de plongée à la pression à laquelle il évolue. Son fonctionnement est automatique : chaque inspiration amène de l’air au plongeur. L’air expiré est évacué  par les déflecteurs placés, en général, de chaque côté de l’embout buccal. Le détendeur possède, la plupart du temps, un bouton de purge qui permet de chasser l’eau qui pourrait s’y trouver.

-Octopus
Second détendeur, généralement jaune ou de couleur vive, il permet aux plongeurs de partager le contenue de sa bouteille avec son binôme ou tout autre plongeur qui pourrait se trouver en situation de panne d’air.

-Gilet stabilisateur / Stab / BCD
Le gilet a deux fonctions principales : ajuster la flottabilité du plongeur durant la plongée en fonction de la profondeur (la flottabilité du plongeur variant selon la pression ambiante) et supporter la (ou les) bouteille(s) de plongée fixée(s) dans le dos du plongeur. Votre instructeur vous expliquera rapidement que la stab n’est pas un ascenseur.


Déroulement des formations
Que vous ayez choisi de sauter le pas avec un premier niveau ou juste de vous initier en passant par un baptême, tous les cours de plongée s’organisent toujours plus ou moins de la même façon. Vous serez d’abord invité à remplir plusieurs formulaires : décharge de responsabilité, questionnaire médical, rien de vraiment surprenant.  En bon français vous prendrez bien sûr le temps de lire chaque petite ligne et vous aurez sans doute raison… on a tellement vite fait de filer un rein ou deux sans s’en rendre compte… Ensuite une vidéo (parfois remplacée par un petit briefing de vive voix en cas de baptême) vous expliquera les premières bases théoriques, après quoi votre instructeur prendra le relais pour répondre à vos questions et compléter certaines informations.

Viendra le passage en milieu protégé (piscine ou rivage) où vous pratiquerez, après démonstration de votre instructeur, les différents exercices nécessaires à votre confort et votre sécurité en plongée. Pas de panique, il n’y aura ni blâme, ni bon point et donc aucun souci si vous n’arrivez pas à maîtriser une technique du premier coup.  Aucune obligation de perfection, et aucun problème si vous avez besoin d’un peu plus de pratique. Au contraire, prenez le temps de vous sentir à l’aise.


Ensuite c’est le grand saut, le moment tant attendu. En partant d’un bateau ou en marchant depuis la plage vous rejoindrez les profondeurs (oui bon, c’est pas encore 20 000 lieux sous les mers, mais on va y aller tranquillement) et commencerez  votre découverte de la plongée : trente à quarante minutes de coups d’œil hallucinés autour de vous, de cris de joie étouffés dans votre détendeur, de découverte des fonds marins, en apesanteur. Une inquiétude pendant la balade ? Pas de souci, votre instructeur est juste devant vous. Ses gestes lents, son sourire débonnaire, il est si calme que ça devrait finir de vous déstresser.


De retour à la surface, vous n’aurez plus qu’une envie : y retourner. 
Si vous passez un niveau, cela ne devrait pas trop tarder. En cas de baptême vous pourrez toujours choisir de prendre une plongée supplémentaire ou de passer à l’étape suivante. Dans tous les cas, il est impensable que vous décidiez d’en rester là.

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Les niveaux

-Discover Scuba Diving
(1 journée / 1 a 2 plongées – 12 mètres max)
C’est la première approche, l’option à choisir si vous n’êtes pas encore tout à fait sûr ou que vous manquez de temps. En groupe réduit (quatre plongeurs maximum en plus de l’instructeur) vous découvrirez les joies de la plongée après une simple cession théorique et une poignée d’exercice en cession pratique. C’est si simple que vous pouvez signer le matin et slalomer entre les coraux derrière une tortue quelques heures plus tard. Suivant les écoles, on vous permettra de faire une ou deux plongées, mais de toute manière il est toujours possible ensuite de réserver des plongées consécutives.

Si ça vous a plu et que vous avez le temps, signez pour l’étape suivante : passez votre Open Water. C’est autant de temps que vous gagnerez sur vos prochaines vacances et cela reviendra très vite moins cher que d’enchaîner les baptêmes à chaque voyage.

-Open Water
(3-5 jours / 4 plongées – 18 mètres max)
Passer un niveau de plongée c’est pouvoir ensuite, quel que soit le pays dans lequel vous vous trouvez, découvrir ce que ses fonds marins ont à offrir. Pouvoir profiter de chaque destination et ne plus se contenter uniquement de la terre ferme. La certification Open Water vous permet de plonger de façon autonome (mais toujours en binôme) partout dans le monde jusqu’à une profondeur de dix-huit mètres et le diplôme est valide à vie.

La formation s’étale sur 3 à 5 jours. Elle se décompose en cinq cessions théoriques et cinq cessions pratiques en milieu protégé (piscine ou rivage), que votre instructeur pourra rassembler ou arranger suivant votre emploi du temps. La cession théorique est validée par un examen de cinquante questions à choix multiple. On se détend, ce n’est quand même pas un retour à l’école et vous ne devriez pas passer plus d’une heure ou deux par jour sur la théorie.

Ensuite vient l’essentiel de la formation : les quatre plongées en mer qui vous emmèneront jusqu’à 18 mètres, vous feront découvrir les décors fantastiques d’un monde inconnu et vous colleront à coup sûr un sourire gigantesque, pratiquement indélébile.
Si la plupart de ces plongées commencent par une courte cession de révision des exercices pratiqués au préalable en milieu protégé, le but de la partie en mer est surtout de vous acclimater avec l’environnement, de vous habituer aux sensations et de vous permettre de découvrir le milieu sous-marin.  En gros, vous perdrez la notion du temps en nageant tranquillement derrière votre instructeur, en observant les créatures autour de vous, en jouant a l’astronaute, libéré de toute gravité et en communiquant avec les signes que vous aurez appris un peu plus tôt et que vous ne manquerez pas d’utiliser même une fois de retour sur le plancher des vaches.

Si la première plongée peut sembler impressionnante, vous prendrez vite vos marques, vous vous sentirez rapidement pousser des ailes (enfin, des nageoires…) et vous vous lancerez bientôt dans de superbes vrilles et des loopings à répétitions qui ne manqueront pas d’agacer votre instructeur.

Au terme de la formation vous recevrez votre certification chez vous : un simple rectangle de plastique, mais avec « Open Water Diver » imprimé dessus et une photo de vous, tout souriant, tout bronzé, ce sera, à coup sûr, la carte la plus cool de tout votre portefeuille.

Petite note sécuritaire : si, sur le papier, l’Open Water vous permet de plonger en binôme de façon autonome, on vous conseillera (moi et tous les instructeurs du monde entier) d’éviter d’aller jouer les aventuriers sous-marins avec juste quatre plongées en poche. Attendez d’avoir un peu plus d’expérience. De toute façon, vous verrez bien plus de choses en étant accompagné par un guide de plongée. Il saura toujours où dénicher les « spécialités » du coin, les plus beaux panoramas et il prendra soin de faire de chacune de vos plongées, la meilleure… jusqu’à la suivante. (On est comme ça, nous les instructeurs, on fait de grandes phrases super chouettes, qu’on ponctue de nos sourires Colgate).

-Advance Open Water
(2-4 jours / 5 plongées – 30 mètres max)
Les choses sérieuses, la cour des grands. Il y a de bonnes chances qu’à la suite de votre Open Water vous n’en ayez pas encore tout à fait assez. À ce moment vous hésiterez entre faire quelques plongées loisir ou signer pour le prochain niveau et si finalement vous décidez de partir sur votre Advance Open Water vous ne le regretterez pas.

Pas d’examen, presque pas de salle de classe, ce niveau c’est de la pratique d’un bout à l’autre. L’Open Water a fait de vous un bon plongeur, l’Advance Open Water va vous transformer en très bon plongeur.

Ce niveau se décompose en cinq modules. Deux obligatoires : plongée profonde et plongée de navigation. Descendre jusqu’à trente mètres, faire l’expérience de la narcose à l’azote quand le monde ralentit et que votre sourire que vous pensiez inextensible s’élargit encore un peu. Apprendre à naviguer, larguer l’instructeur et enfin découvrir la fierté de l’autonomie, voilà ce que propose les deux plongées obligatoires de ce niveau.

Ensuite il vous restera à choisir trois autres plongées parmi la longue liste d’options disponibles. Envie d’apprendre à faire de la photo sous-marine ? Jouer les James Bond  agrippés à votre scooter des mers ou découvrir l’ambiance magique des plongées de nuit quand la faune nocturne danse dans le rayon de votre lampe torche ? Ce ne sont que trois des options de l’Advance Open Water.

Passer ce niveau c’est apercevoir toutes les possibilités offertes par la plongée. La liste est interminable et risque de vous faire faire le tour du monde, à la recherche de nouvelles sensations, de créatures fantastiques, d’expériences inoubliables. Il existe peu d’activités aussi riches et complètes que la plongée, offrant tant de ramifications. En passant votre Advance Open Water, vous ferez un pas de plus vers chacune de ces aventures. C’est le deuxième niveau et ce n’est que le début.

À noter que vous pouvez passer les modules de ce niveau séparément : commencez par la plongée profonde, bouclez la plongée de nuit six mois plus tard, la navigation un an après… si votre programme ne vous permet pas de tout faire en une fois vous pouvez prendre votre temps, validez chaque module un par un. Vous obtiendrez votre certification une fois les cinq plongées terminées.


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Et les niveaux suivants ?
Vous avez bouclé votre Open Water, terminé votre Advance, enchaîné les plongées et pourtant vous restez encore sur votre faim, vous avez envie de plus ? Alors, il est sans doute temps de passer aux niveaux suivants, de vous perfectionner, d’apprendre les premiers secours et, pourquoi pas, d’apprendre un nouveau métier.

-Rescue Diver
Dernière étape avant le passage au niveau professionnel, le Rescue Diver (associé au diplôme de premier secours E.F.R) vous initie aux techniques d’assistance en cas d’incident ou de sauvetage en mer.

En pratique, après avoir validé votre diplôme de premier secours, vous passerez en milieu protégé et votre instructeur vous présentera les différentes techniques d’assistance à un plongeur en difficulté. Ensuite direction le bateau où vous devrez réagir correctement à différents scénarios : sauver un plongeur de la noyade, venir en aide à une pauvre victime, ou mettre en place un plan d’urgence après la disparition d’un plongeur. Autant de situations auxquelles vous serez confronté et si, sur le fond, tout ça est très sérieux, le Rescue reste sans doute l’un des cours le plus sympa de tout le programme. Jouez les victimes c’est amusant, faire le mort en se couvrant de ketchup aussi et en bonus, vous aurez sans doute l’occasion de « secourir » de sympathiques jeunes filles en bikini.

Au terme de la formation, on se sent plus responsable, capable d’intervenir en cas d’urgence et définitivement prêt à passer à l’étape suivante.

-Divemaster
Bon déjà, rien que le nom, ça tape. 
Si la traduction littérale nous donne « maître de la plongée », Divemaster c’est finalement l’équivalent anglais de « guide de plongée ». Guider des plongeurs certifiés, organiser les opérations sur le bateau, assister un instructeur pendant ses cours, ce sont quelques unes des tâches qui incombent au Divemaster.

Pas de limite de temps, pas de nombre de plongées défini. 40 plongées pour commencer le niveau, 60 pour le finir. Mais le temps que ça prendra dépendra de vos envies, de vos compétences et de votre implication. Le Divemaster c’est un contrôle continu, des cases à remplir une par une jusqu’à la certification. Apprendre à donner un briefing, à guider une plongée, se familiariser avec la théorie, la physique et le matériel. Vous devrez aussi, mais pas seulement,  prouver vos compétences de nageur, présenter la carte d’un site de plongée et assister des instructeurs sur tous les niveaux, de l’Open Water au Rescue.

Certains boucleront tout en un mois, d’autres en mettront six. Vous finirez peut-être, même, votre Divemaster avec trois cents nouvelles plongées dans votre logbook. Encore une fois, il n’y a aucune obligation de rapidité, pas de date limite… c’est à vous de voir.

Puisque l’on parle de niveau professionnel, on en vient forcément à parler d’argent.
Oui, on peut gagner sa vie comme divemaster, on peut vivre tranquillement sur une île du Sud-est asiatique avec la poignée de billets que l’on gagnera chaque semaine en promenant des touristes. Il est même envisageable d’économiser un peu et de patienter pour passer au niveau suivant. Pour autant vous ne deviendrez pas riche

Le plus souvent, le Divemaster vous permettra surtout de plonger à l’œil, en acceptant de prendre quelques clients derrière vous ou alors vous pourrez vous arrêter un ou deux jours, une semaine dans une école, filer un coup de main, profiter d’un logement, de la nourriture gratuite, pourquoi pas… bref, tout est possible.

À noter que certaines écoles proposent de passer ce niveau « gratuitement ». En échange de vos services, de votre aide pendant une période donnée (trois à six mois en général) on vous fait passer votre niveau, on vous forme et on vous certifie. Si vous avez le temps, mais pas l’argent, c’est sans doute une bonne option.

-Instructeur
Voilà, le niveau ultime, le haut du panier. Si l’instructeur n’est pas vraiment la dernière étape de formation et qu’il est possible par la suite de monter encore plus haut, il représente quand même une étape majeure. Avec l’instructeur, commence une nouvelle vie et une nouvelle carrière.

Deux semaines de formations, des heures dans une salle de classe, de longues séances en piscine pour pouvoir, finalement, obtenir son sésame et être à son tour capable de faire découvrir la plongée, de certifier des nouveaux élèves, d’obtenir son statut de « professeur » et de pouvoir ensuite décoller, partir à l’autre bout du monde, faire le tour des écoles et suivre le soleil et ses envies.

Les opportunités ne manquent pas. De nouvelles offres sont ajoutées chaque jour sur le site de PADI et celui de SSI. Après c’est la chance qui joue, l’efficacité de votre CV et surtout le nombre de langues que vous parlez. En général trouver un boulot n’est pas très compliqué, à moins de vouloir travailler dans une zone précise et, dans ce cas, il faudra être un peu plus patient.

Que vous décidiez d’en faire un métier à plein temps ou juste de vous en servir quelques mois pour voyager, devenir instructeur devrait transformer votre vie. Vous passerez de l’autre côté du monde du voyage, à votre tour vous accueillerez les touristes, on vous paiera pour rester là où ils auront payé pour venir.

Vous passerez vos semaines à collectionner les sourires béats de vos élèves, ravis d’avoir fait leurs premiers pas sous l’eau.

 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

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Où plonger ?
Où vous voulez. On fait tourner le globe, on pointe du doigt et on s’envole. Sahara ? Carrément ! La mer je sais pas, mais il paraît que la plage est super !

Bon, vous avez jeté un œil à une planisphère ? C’est fou tout ce bleu hein ? Avec la planète recouverte aux trois quarts d’eau, le choix est large. Si je ne peux que vous conseiller de multiplier les expériences, de vous balader et d’aller faire des clins d’œil aux poissons du monde entier, il est évident que certains spots sont à voir en priorité.

-Égypte
Avec le prix des avions, la fréquence des vols, l’Égypte, c’est pratiquement la banlieue. C’est si prêt, si facile d’accès qu’on peut même envisager d’aller y faire un tour pour un week-end à rallonge. 
La proximité n’est pas le seul avantage, les côtes de la mer Rouge offrent certaines des plus belles plongées mondiales. Eau cristalline, épaves, gros poissons et des kilomètres de coraux, vous pourriez plonger pendant des mois en Égypte sans en faire le tour. Il parait que l’Égypte propose les plus belles couleurs du monde sous-marin, ça reste à débattre, mais pourquoi ne pas aller y jeter un coup d’œil pour vous rendre compte ? 
Quant à savoir où aller exactement, je vous conseillerais Marsa Halam et Sharm El Sheikh pour commencer.

-Maldives
Un peu d’argent dont vous ne savez pas quoi faire ? Envie de passer quelques jours dans le cadre idyllique d’une carte postale ? Les Maldives, c’est six heures de vol et l’assurance de vous retrouver, sur la terrasse de votre bungalow, à vous prélasser dans un décor paradisiaque.

Pendant de longues années les tarifs des voyages aux Maldives réservaient la destination aux plus fortunés, les autres ne pouvaient que baver en cachette sur la photo centrale d’un catalogue Nouvelles Frontières. Aujourd’hui, si la destination reste encore un peu chère, elle est devenue bien plus accessible et il est tout à fait envisageable d’y passer une semaine ou deux sans pour autant mettre à mort votre PEL.

Si le cadre est idéal pour quelques jours de vacances il offre aussi ce qui ce fait de mieux en matière de plongée : tombant vertigineux recouvert de forêt de coraux, tortues, requins et raie manta allant et venant autour de vous dans un ballet interminable. 
La visibilité est parfaite, la température de l’eau idéale. Cerise sur le gâteau, le courant vous portera la plupart du temps tout le long du récif, vous n’aurez plus qu’à croiser les bras et profiter de la balade.

-Thaïlande
J’ai commencé ce dossier en parlant de Thaïlande, il fallait forcément que j’y revienne. Chaque plongeur, pour peu qu’il ait un peu voyagé, a déjà, au moins une fois, fait l’expérience de la plongée en Thaïlande. C’est tout simplement la plus grosse plateforme mondiale pour cette activité.

Alors bien sûr la Thaïlande c’est une ambiance unique, des prix hors du commun et une facilité de voyage incomparable, mais c’est aussi une infrastructure gigantesque qui vous permettra de faire un tour dans pratiquement chaque point d’eau du pays. Les écoles sont innombrables, chaque île en compte au moins une dizaine.


Entre nous, si je devais vous conseiller un spot pour commencer, pour passer votre premier niveau ce serait la Thaïlande sans hésiter. Pas forcément pour la variété de ses plongées qui, même s’ils ne sont pas au niveau des deux premières destinations de la liste, offre encore, (malgré la surexploitation) quelques belles rencontres, mais surtout pour la qualité des formations proposées et leurs tarifs imbattables. 
Apprendre la plongée en Thaïlande c’est partir sur le bateau le matin, passer les heures de cours sur la plage l’après-midi et finir la journée tranquillement avec un Pad Thai devant un coucher de soleil. C’est l’endroit rêvé pour chausser vos palmes, enfiler votre stab et mettre la tête sous l’eau.

Les spots ne manquent pas, visitez-les tous : Ko Tao pour apprendre, Ko Phi Phi pour jouer à cache-cache avec une tortue, nager derrière un requin-léopard et puis les îles Similan pour une croisière de quelques jours jusqu’a Richelieu Rock, toujours considéré comme l’un dix plus beaux sites du monde.

(En parlant de Thaïlande, avez-vous vu cet encart à droite ? Il a l’air drôlement chouette ce livre, la couverture fait vraiment envie, en plus il paraît que les auteurs sont tous les deux profs de plongées…)

-Raja Ampat
Régulièrement, dans le petit monde de la plongée, se met à courir une rumeur, on se passe le mot, on se chuchote les dernières nouvelles et on partage le secret mal gardé du prochain spot immanquable, « the place to be ». À cheval entre l’Indonésie et la Nouvelle-Guinée, cerné par les Célèbes et les îles Salomon, se cache le dernier en date : Raja Ampat.

À quelques encablures de la côte, planté dans le « Triangle de Corail », l’archipel des Raja Ampat a été désigné par l’UNESCO comme la zone ayant la plus riche biodiversité marine de notre planète.

Le tourisme de masse est encore loin, les fonds sont intacts, c’est même l’un des derniers endroits au monde où la croissance du corail est en constante progression. À quoi bon faire le détail de ce que vous pourrez y voir, cela se résume simplement : tout.

Du plus petit poisson tropical à l’imposant requin-baleine, toutes les rencontres sont possibles. Et sur la terre ferme, c’est l’aventure qui vous attend. Promenade dans la jungle, découverte des tribus locales, longues marches sur des plages absolument désertes que vous rejoindrez en pirogue traditionnelle. Ce n’est pas l’endroit le plus facilement accessible, mais c’est l’un des derniers vrais paradis sur terre, croisons les doigts pour qu’il le reste longtemps.

Au passage, si au hasard d’une balade, au détour d’une plongée vous croisez  un type, les cheveux dans les yeux, qui vous dit vaguement quelques choses… ce ne sera pas juste un mec qui me ressemble. Raja Ampat c’est ma prochaine maison.

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Le choix de l’école de plongée
Une fois que vous aurez décidé de la destination, il faudra choisir la bonne école. Faites le tour d’internet, comparez, lisez les avis. Ne tombez pas dans le lieu commun qui voudrait qu’une petite école familiale soit toujours plus sympa qu’une grosse structure : on est pas forcément mieux à quatre sur un minuscule Zodiac qu’à vingt sur un bateau de trente mètres. Assurez-vous qu’on parle votre langue, jetez un œil aux programmes des sorties, aux activités offertes, renseignez-vous sur le nombre de plongeurs par palanquées. Bref, faites vos devoirs avant de partir pour être sûr ensuite de passer un séjour inoubliable… dans le bon sens du terme.

Écologie, préservation et comportements responsables
Il semble difficile aujourd’hui de parler de voyage sans parler d’écologie. Chaque voyageur devrait être conscient de son rôle, de son implication et de son impact sur l’environnement. La plongée est un couteau à double tranchant :  si elle aide à sensibiliser l’opinion publique  sur la fragilité et la nécessité de la conservation de l’environnement marin, elle participe aussi à sa destruction.

Le défilé des bateaux, les centaines de plongeurs quotidiens tournant autour d’un récif, la surexploitation générale du littoral ont déjà contribué à la disparition de nombreux sites de plongée et en menacent chaque jour d’avantage.

Voici une liste de conseils à suivre pour évitez que les fonds marins tels que nous les connaissons aujourd’hui ne deviennent qu’un souvenir collectif dont nous ne pourrons profiter que sur les écrans de nos télévisions, de nos ordinateurs.

Au moment de plonger essayez de privilégier les écoles qui participent activement à la sauvegarde de l’environnement, à la culture du corail ou la repopulation de la flore ou de la faune aquatique.
Si vous en avez la possibilité, participez à des plongées de nettoyage ou à des « beach cleaning ». Si ça vaut le coup et que ça peut éviter une sortie bateau, essayez de faire quelques plongées depuis le rivage. Sous l’eau, évitez de nourrir les poissons, laissez les coquillages, les coraux (même morts) en place, ne ramenez jamais rien avec vous. Travaillez votre flottabilité, évitez de vous laisser tomber sur le fond et de palmer dans le corail. De retour à terre, n’achetez rien dans les boutiques vendant des coquillages, des bijoux fabriqués avec du corail. Évitez les restaurants qui proposeraient du requin sur leur carte ou tout autre espèce protégée. N’hésitez pas à corriger les mauvais comportements dont vous pourriez être témoin, sans jouer les donneurs de leçon, sans juger, mais essayant de raisonner et d’expliquer.

En résumé, soyez conscient de votre rôle. S’il est impossible de plonger sans avoir d’impact sur l’environnement, vous pouvez, par quelques actions simples réduire cet impact, le compenser et participer à la sauvegarde de l’un des poumons du monde, la plus grande réserve biologique de la planète. Simplement pour que ces paradis le restent encore longtemps.

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Quelques liens utiles

padi.com : Site officiel de PADI

divessi.com : Site officiel SSI

ffessm.fr : Site officiel de la fédération française de plongée

wikidive.com : Dictionnaire et encyclopédie de la plongée

doris.ffessm.fr : Encyclopédie de la flore marine

scubastore.com : Boutique en ligne

plongeur.com : Site généraliste et forum plongée


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Quelques trucs et conseils dans le désordre

– Il est possible que vous ayez quelques difficultés avec le détendeur au début. Vous aurez peut être l’impression de devoir « aller chercher » l’air. Pas de soucis c’est tout à fait normal et vous allez vite vous y habituer. Respirez normalement, régulièrement, cette sensation disparaîtra rapidement.

– Ce n’est pas parce que votre combinaison de plongée n’a pas de poche qu’il faut laisser traîner vos mains partout. Ouvrez les yeux, prenez des photos, mais ne touchez à rien. C’est essentiel pour les créatures marines, fragiles, qu’un seul contact peut tuer, mais aussi pour vous : certains poissons, quelques coraux vous feront vite regretter vos mains baladeuses.

– En plongée tous les problèmes ont la même solution : se calmer et bien respirer. À la surface penser toujours à gonfler votre gilet.

– Après une plongée, respectez un intervalle de 24 h avant de prendre l’avion ou de partir en montagne.

– Je l’ai déjà dit plus haut, mais je le répète. Même diplômé, même expérimenté, envisagez toujours de passer par une école, de demander un guide pour explorer un nouvel endroit. C’est une question de sécurité, mais en plus vous profiterez mieux de votre plongée.

– Demandez toujours s’il est possible de passer un niveau dans votre langue, quitte même à prétendre ne pas parler anglais. Cela vous évitera de vous retrouver au milieu d’une dizaine d’autres élèves et vous profiterez de la flexibilité et de l’attention d’un cours (presque) particulier et ça, même dans une grande école.

– La plongée vous plaît ? Vous sentez que vous devenez doucement accro et les boutiques de matériel vous font de l’œil, mais vous ne savez pas par quoi commencer ? Le masque, les palmes et la combinaison devraient constituer vos premiers achats.

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J’aimerai plonger, mais….

…J’ai peur de l’eau
La peur de l’eau est une angoisse assez répandue, mais qui finalement n’a pas vraiment de rapport avec la plongée. L’aquaphobie c’est avoir peur d’être pris au piège, le corps immergé, mais la tête hors de l’eau, incapable de réagir en cas de problème, incapable de contrôler ce qui vous entoure, ce qui se trouve sous vos pieds, mais que vous ne pouvez pas voir.

En plongée on quitte la surface, on s’immerge et l’eau disparaît. Elle est tout autour de nous, mais finalement vous ne la remarquez plus. Plus de vagues, plus de stress. Simplement une grande étendue transparente que vous traversez en apesanteur.

Le matériel est là pour vous adapter à l’environnement. Palmes, masques, détendeur, vous respirez, vous y voyez clair, et vous vous déplacez facilement. Disparues les angoisses de ce qui se trouvait sous vos pieds, votre imagination se calme, plus rien à imaginer : tout est là devant vos yeux. Très vite vous réaliserez qu’entre les coraux, les poissons multicolores et les rayons du soleil traversant l’eau turquoise, il n’y a pas grand-chose à craindre dans le monde sous-marin. 
La peur de l’eau n’est pas un frein pour la plongée, au contraire, quelques heures de promenade, une bouteille sur le dos pourraient constituer une excellente thérapie. Ca ne vous guérira pas forcement de vos angoisses, mais la plongée devrait quand même vous permettre de relativiser et de profiter de la mer ou de la piscine autrement qu’en y trempant le bout de vos orteils.

…Je nage mal
C’est bête ça. Non, je veux dire, c’est dommage pour vous. Une grande personne qui nage comme un petit chien, c’est sûr que c’est pas pratique pour jouer les athlètes au bord de la piscine.  Tant pis, il vous reste quand même le beach-volley, le frisbee, les châteaux de sable. Ou la plongée justement. Parce que pour aller vous balader sous l’eau et faire le tour des coraux on ne vous demandera pas des compétences olympiques. Si vous savez battre des jambes, si vous êtes capable de faire quelques longueurs et un peu de sur place alors vous êtes qualifié pour une visite guidée dans le monde du silence.

Je suis claustrophobe
Donc vous avez peur d’être enfermé ? Ascenseur, avion, espace réduit ? 
Pas de problème alors, la plongée c’est tout sauf ça: on évolue dans un environnement ouvert, sans murs, sans barrière et on respire facilement. Vous ne vous sentirez absolument pas oppressé, au contraire. En apesanteur, libéré de votre propre poids, vous vous sentirez libre.

 J’ai peur des requins
Ouais, je comprends, eux aussi ils ont la trouille. 
Bon, non, allez je suis sympa finalement je vous épargne le couplet (pourtant vrai) genre « tu sais il a plus peur de toi que tu n’as peur de lui ». À la place, pourquoi ne pas vous servir de cette statistique qui vous rappelle que vous avez plus de chance de vous faire tuer par un distributeur automatique (enragé, agressif ?… aucune idée, mais promis juré c’est vrai) que par un requin.

Le requin n’est pas un animal dangereux. Cette idée, c’est simplement un cliché que les médias aiment bien entretenir. S’il y a effectivement quelques accidents chaque année ils sont, pour la plupart, dus à des comportements dangereux, des erreurs de jugement ou carrément des provocations. De plus, il est à noter que parmi ces incidents, ceux impliquant des plongeurs sont encore plus rares. Les requins n’aiment pas trop nous voir nous balader avec notre respiration « Dark Vador », nos palmes fluo et nos chapelets de bulles au-dessus de la tête. En général face à ce spectacle inhabituel, ils flippent et prennent rapidement la fuite.
Enfin, si je n’ai pas réussi à vous convaincre de l’absence de danger, j’aimerais juste souligner que la liste des spots de plongées « Shark-Free » est vraiment très longue et qu’il est tout à fait possible de passer plusieurs niveaux sans jamais tomber nez à nez avec les dents de la mer. Nous on dira que c’est dommage, mais bon, si ça vous permet de découvrir la plongée en toute tranquillité…

 …J’ai mal aux oreilles (dans l’avion, dans les tunnels,  ou même là tout de suite, maintenant).

When I feel pain in my ears, I stop feeling pain and I start feeling awesome instead. True story.
Barney Stinson

Vous avez mal aux oreilles ? On va vous apprendre à ne pas avoir mal. Trop simple comme explications ? OK.
Passer sous un tunnel, prendre l’avion, descendre au fond d’une piscine, autant de situations qui font varier la pression ambiante et viennent taquiner votre tympan. La sensation qui en résulte peut varier entre une simple gêne ou une douleur plus ou moins supportable. En général, dans cette situation on se crispe, on aligne les mauvais reflexes et finalement on n’arrange rien. En plongée on va déjà vous apprendre à vous calmer, à prendre le temps, à respirer. Ensuite on vous expliquera le pourquoi du comment, on vous fera des croquis, des démonstrations, on dépensera une énergie folle pour que vous compreniez et que vous vous sentiez rassuré. Enfin, on vous apprendra les techniques efficaces pour éviter que la pression ne vous empêche de profiter des coraux, des poissons et de l’admiration de vos amis découvrant votre nouvelle photo de profil, votre regard de vainqueur dans votre magnifique costume d’homme grenouille.

D’expérience je peux vous dire qu’il est très rare qu’un apprenti plongeur se voit contraint de renoncer, bloqué à la surface à cause de ses oreilles. Je n’ai personnellement jamais eu d’élève incapable de descendre. Je ne dis pas que c’est impossible, ça arrive, mais c’est vraiment rare. Vraiment, faites-moi confiance, tout ira bien.

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Un dernier mot
Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans ce dossier les informations que vous cherchiez. J’espère vous avoir donné envie, j’espère vous avoir convaincu de tenter le coup.  S’il manque quelque chose, si vous avez une question, si avez besoin d’un conseil, n’hésitez pas. Entre deux plongées, je trouverais bien le temps de vous répondre.

Ticket to : Thaïlande  Editions la Martinière – Gaspard Walter Chloé Villaume  

5 Comments

  • Reply
    fabriceNo Gravatar
    28 janvier 2012 at 16 h 32 min

    Je suis convaincu depuis longtemps:-) J’adore!

    • Reply
      gaspardNo Gravatar
      29 janvier 2012 at 19 h 48 min

      On a vite fait de se faire « accrocher » par la plongée ! Où as-tu appris ? Quels sont tes spots favoris ?

  • Reply
    SORIANONo Gravatar
    15 octobre 2012 at 18 h 19 min

    J’ai pris le virus moi aussi il y a quelques années et lorsque l’on y touche impossible de faire autrement. Je voyage beaucoup dans les îles et c’est par là en premier que je les découvre. Merci pour les infos données qui restent utiles et il est vrai que les gens ont peur du monde du silence lorsqu’il faut plonger!

  • Reply
    ChrissandVoyageNo Gravatar
    7 décembre 2013 at 20 h 15 min

    C’est un sport que je ne pratique malheureusement pas car ma compagne n’aime pas à cause du mal des oreilles. Elle arrive pas à décompresser les tympans lors d’une plongée. On se contente du snorkeling mais c’est frustrant de pas faire + surtout lors de nos voyages au Costa Rica, Guadeloupe, Mexique….

  • Reply
    EmilieNo Gravatar
    2 mars 2014 at 20 h 30 min

    On ressent la passion dans cet article. Je suis également amatrice de plongée mais je suis loin d’avoir ton expérience.

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