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Les 10 choses que j’aime moins en voyage (partie 1)

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Quand tu attends le départ, quand tu as les deux pieds calés dans les starting-blocks et que ton passeport te brûle les doigts, tu développes une image un peu idéale du voyage, une espèce de vision « bisounours » du backpacking où le monde entier ressemble à un épisode des Télétubbies, les filles en maillot, les palmiers en plus. Tu oublies les mauvaises surprises, les jours de fatigue, le ras-le-bol de la route et toutes ces petites choses qui font que parfois tu en as marre d’avancer.
Entre les rencontres, l’absence de routine et le sentiment constant de liberté, il est difficile de ne pas aimer voyager. Mais aimer voyager ne veut pas dire que l’on est sur un nuage 24 h sur 24. Tout n’est pas rose et au fil des années on fait la liste des choses qui nous énervent, nous agacent et qui contribuent parfois, rarement, à nous fatiguer un peu de notre style de vie.

INTERNET :
Même si je reconnais le côté ultra pratique du web en voyage, qui permet à la fois de trouver où l’on va mais aussi comment s’y rendre, je regrette un peu (sans l’avoir vraiment connu, ou alors brièvement) l’époque où partir signifiait se couper de son quotidien, de sa famille, se retrouver seul face à soi même. L’époque où il fallait aller quelque part pour se faire un avis et pas juste faire un tour rapide sur Google image. L’absence d’internet c’était sans doute quelques mauvaises surprises, des soucis sur la route, mais en même temps, une grosse dose d’aventure et d’inattendu.

Et puis, sans internet, une fois de retour, on pouvait raconter ses voyages, les gens te disaient « alors ? » et toi tu déballais tes histoires, super fier. Maintenant tu déballes plus, parce qu’à la première anecdote on te coupe : « ouais, j’ai vu ton statut, ton album, ton profil… » Maintenant c’est Facebook qui raconte ton voyage et montre tes photos à tes potes.

Avantage : Facebook nous a dispensé des longues sessions « diapo » de Tata qui t’explique que sur les photos on se rend pas bien compte, mais que quand même Marrakech c’est ultra beau.
Maintenant on jette un œil, on lâche son « like » et c’est bon.

« L’AMATEUR ECLAIRE » :
« L’amateur éclairé » est un grand classique depuis l’avènement de la photo numérique. On reconnaît facilement ce « passionné » de photographie : une petite sacoche en bandoulière, son pied sous le bras, ses accessoires dans son gilet beige multipoches super-pratique-pas-du-tout-ringard de chez l’Homme Moderne et surtout, son énorme reflex, pendu à son cou, l’obligeant à se pencher en avant, contraint par le poids ridicule de son objectif au zoom proéminent.

« L’amateur éclairé » n’est pas là pour regarder, encore moins profiter. Il est là pour capturer, répertorier, chaque minute de son voyage et se donner l’impression d’en avoir eu pour son argent, rassuré une fois le pays entier stocké dans sa carte mémoire.

Bien sûr on ne peut pas reprocher une passion. Et le simple fait de posséder un reflex ne range pas systématiquement dans cette catégorie. L’équipement ne compose qu’à moitié la panoplie de « l’amateur éclairé ». Le reste il le complète avec son attitude suffisante, ses postures, sa conversation soporifique,  son air inspiré face à un paysage plat, écrasé de lumière devant lequel il posera un bon quart d’heure avant de pousser le déclencheur de son appareil photo.

Jamais avare de conseils et de commentaires, « l’amateur éclairé » prendra toujours quelques (trop) longues minutes pour critiquer votre appareil, votre façon de faire, votre cadre ou tout ce qui pourra lui permettre de se mettre en avant. Les conseils terminés il vous offrira en général une visite guidée de son matériel, ponctuée de détails techniques et de chiffres assommants.

Finalement, « l’amateur éclairé », avec son bob et ses Ray Ban, il ressemble à un photographe de guerre. Un grand reporter, mais juste spécialisé en coucher de soleil, en contre-jour et en photos désopilantes de type :  « t’as vu mamie c’est bibiche qui tient la Pyramide » ou « t’as vu tonton j’y mets mes doigts dans les yeux au Sphinx ».

Avantage : Aucun. Sauf si vous avez un minium de mauvais esprit, parce que là, ça devient drôle.

LE JEU DES 5 QUESTIONS :
C’est quelque chose que tous les voyageurs connaissent. C’est les quinze premières minutes de toutes les conversations sur la route : D’où tu viens ? Combien de temps tu restes ? Où tu vas ? Combien de temps tu voyages en tout? T’as été où sinon ? Au début ça va, mais après quelques mois, plusieurs années on commence à tourner en rond et on s’ennuie à répéter le même texte, qu’on illustre des mêmes anecdotes. La présentation du voyageur c’est comme un sketch que l’on aurait appris par cœur. On l’améliore, on le peaufine, mais dans les grandes lignes ça reste le même discours que l’on répète encore et encore.

Avantage : C’est un brise-glace en béton qui permet d’aborder à peu près n’importe qui sans savoir particulièrement quoi dire à l’avance.

LES TOILETTES : 
On voyage et on apprend, on se blinde, on gagne en expérience et les choses qui nous faisaient peur, qui nous tiraient en arrière ne nous impressionnent plus, certains challenges se banalisent et on se sent plus fort, prêt à aller encore un peu plus loin.

Pourtant, il y a une aventure qui ne change pas, un exploit du quotidien qui continue d’épicer tous les trajets. Un défi caché dans l’arrière-salle des stations-service mal éclairée, le sous-sol des restaurants aux normes d’hygiène inexistantes.

Les toilettes en voyage c’est une roulette russe, une courte paille un peu dégueulasse et sans vrai gagnant. Parfois ça va, ça passe, parfois tu te retrouves à jouer les acrobates au-dessus de la version Lotus du « Gouffre de Helm », une main sur le mur, l’autre sur le nez et ton esprit le plus loin possible.  Découvertes olfactives, arts abstraits, peintures rupestres, l’envie de pipi peut vite se transformer en parcours du combattant. On joue les Dr Jones, mais sans fouet ni chapeau, avec juste des lingettes, du papier toilette et quatre litres de gel désinfectant.

Pour les plus fous-fous d’entre vous, la version « sport extrême » : bus, bateau et train avec secousses et tremblements pour encore plus de fun et  de complication scabreuse.

Avantage : On apprend vite à se retenir.

LE PLUS GRAND VOYAGEUR DU MONDE ENTIER : 
C’est toujours étonnant de voir à quel point, pour certaines personnes, voyage rime avec ego. Dans tous les pays du monde, à chaque étape,  il y aura toujours au moins un backpacker pour regarder les autres de haut, se comparer, se vanter de ses exploits. Celui-là a toujours un pays de plus à son compteur. Il arrive à vivre avec 1 euro par jour (dormir dans la rue ne lui fait pas peur), ce que tu as fait une fois, lui il l’a fait dix fois. Tu ne peux juste pas gagner. C’est le même qui va t’expliquer que tu ne peux pas vraiment apprécier ton voyage parce que tu n’as pas fait tel ou tel truc avant ou visité un autre pays qui aurait totalement changé ta vision des choses et puis  de toute façon, quel que soit l’endroit, quel que soit le moment, t’es là deux ans trop tard. Pas de chance, c’était mieux avant.

Chacun gère son ego, chacun fait comme il peut avec son capital de self confidence, mais on est rarement gagnant à trop la ramener. Dans le principe, bomber le torse ne sert pas à grand-chose. Le voyage n’est pas une compétition. Ce que vous avez fait, vu, n’a aucune importance. Peu importe combien de pays vous avez visités. Chaque expérience est unique, tous les trajets se valent, ce n’est pas ce que vous faites en voyage qui compte, mais plutôt ce que vous en faites et ce que ça vous apporte.

Avantage : A moins d’aimer jouer les caméléons ou d’avoir envie de rentrer dans la compétition, deux ou trois rencontres de ce genre devraient vous éviter de tenir un jour le même rôle.

la suite de cet article est publiée ici : partie 2 

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18 Comments

  • Reply
    OreilleNo Gravatar
    3 janvier 2012 at 11 h 37 min

    Ton billet m’a fait sourire, et je dois dire que je partage globalement ton avis. En fait, plus je voyage, moins j’aime les voyageurs, je crois ! Avec cette fichue nouvelle année, ce fut une catastrophe : les « j’ai été dans 64 pays cette année, combien l’année prochaine ? » sur twitter et autres bilans, ce concours permanent auquel certains semblent réellement tenir, et cette manie de toujours cracher sur les types de voyage qui ne leur conviennent pas. Comme si on ne pouvait pas se contenter d’échanger gentiment autour de l’endroit où on se trouve/où on s’apprête à aller… Heureusement, il ne s’agit là que d’une minorité ! (elle est juste très envahissante et visible !)

    • Reply
      gaspardNo Gravatar
      3 janvier 2012 at 19 h 08 min

      Cette attitude c’est à l’opposé de ma vision du voyage. On est pas là pour faire la course ou rayer un à un les pays sur une longue liste. J’ai plus envie d’écouter quelqu’un qui a passé 6 mois au même endroit, qui a pris le temps de s’imprégner, de se laisser vivre, qu’un marathonien du sac à dos, en sueur, super fier d’avoir fait le tour du monde en 5 semaines…
      Surtout qu’en général il n’y a aucun partage, c’est juste du « show off » pour se mettre en avant.

      Ensuite, j’ai encore plus de mal quand ces « grands voyageurs » s’attaquent aux « nouveaux », aux backpacker tout neufs en dénigrant leurs voyages, leurs envies alors qu’il n’y a qu’une chose a dire a un « nouveau voyageur » : « Avance, ouvre les yeux, écoute et surtout fait comme tu le sens ».

      Mais bon comme tu le dis, c’est une minorité. Ça ne gâche pas le plaisir de voyager. C’est juste un peu de nuisance sonore à la terrasse d’un resto ou dans les couloirs d’une Guest House.

      • Reply
        OreilleNo Gravatar
        4 janvier 2012 at 16 h 50 min

        Il y a quelques mois encore, l’idée d’un tour du monde me faisait rêver, et plus le temps passe, plus je me dit que ça n’est pas fait pour moi, ou alors sans date de retour, et c’est l’expatriation qui m’attire de plus en plus. Apprendre une langue, approfondir notre connaissance de la culture…
        Je n’en ai pas trop entendu parler en France, mais je sais qu’aux Etats-Unis il existe des « clubs » où les gens son classés selon leurs nombre de destinations au compteur, incluant la moindre correspondance de deux heures sans sortir de l’aéroport !
        Bon, on a tous notre petite fierté en feuilletant nos passeport, mais c’est plus de l’ordre de souvenir que pour parader !

        Quant à ces « grands voyageurs », je me demande s’ils apprécient finalement le voyage. Quand on est passionné par un truc, on est content d’écouter de nouvelles voix, de partager des conseils, et pas seulement d’en donner pour se sentir grand. J’ai l’impression qu’il faut décliner son « cv » à chaque fois si on veut être « pris au sérieux » ! Mais je n’ai pas honte de ne pas avoir pu voyager plus tôt, chacun a son rythme o/

        • Reply
          gaspardNo Gravatar
          4 janvier 2012 at 17 h 32 min

          Voilà, c’est ça le souci. Ce n’est pas ce que tu as vu ou fait. C’est la manière dont tu le présentes et dont tu te compares aux autres. En gros : toutes les expériences de voyage ont leurs mérites… à chacun sa façon de faire…

          Le voyage ne devrait jamais se transformer en compétition.

  • Reply
    JulieNo Gravatar
    4 janvier 2012 at 16 h 54 min

    Ça choque toujours autant, le mec qui collectionne les tampons sur son passeport… Mais, dites, chacun fait ce qu’il veut. C’est discutable au niveau du bilan carbone s’il prend l’avion toutes les 5 minutes pour atteindre telle ou telle frontière. Le reste…
    Ce n’est pas ma vision du voyage non plus, mais… on est tous le con de quelqu’un !

    Joli ce blog que je découvre à peine, et bravo pour votre publication sur la Thailande.
    A bientôt !

    • Reply
      gaspardNo Gravatar
      4 janvier 2012 at 17 h 27 min

      Ah non pas souci avec le mec qui collectionne les tampons sur son passeport. On peu même faire quinze fois le tour du monde en sens inverse que ça ne me pose aucun problème. Ce qui me gêne c’est l’arrogance, la suffisance et le côté « donneur de leçons »… en gros pas de problème tant qu’on ne prend pas les autres de haut et que l’on n’impose pas son expérience et sa façon de faire a ceux qui n’ont pas le même « bagage ».

      Merci pour le livre. Pour ma part, je viens de t’envoyer une telle brochette de compliments sur Facebook que je vais m’abstenir de recommencer ici. J’ai un quota. 🙂

      • Reply
        JulieNo Gravatar
        7 janvier 2012 at 18 h 51 min

        Oui là je comprends, il est que les donneurs de leçons me font fuir…
        Merci pour les compliments 😉 A bientôt !

  • Reply
    Monuments célèbresNo Gravatar
    9 janvier 2012 at 11 h 20 min

    je partage presque tout avec toi sauf le fait d’être coupé des autres : tel, internet… avant c vrai qu’il suffisait d’envoyer une carte postale et ça avait son charme, mais le tel et surtout internet devient plus pratique pour prendre et donner des nouvelles.

    • Reply
      gaspardNo Gravatar
      9 janvier 2012 at 18 h 03 min

      Bien sûr, c’est plus pratique. Simplement parfois, j’ai l’impression que tout cela participe à rendre la terre toujours un peu plus petite…

  • Reply
    RaphaëlNo Gravatar
    9 janvier 2012 at 19 h 24 min

    En lisant les commentaires et ton article je découvre un nouveau peuple… caste à part entière que sont les routards, je n’imaginais même pas que vous vous croisiez le long des chemins que vous arpentez, je voyiez encore chacun d’entre vous comme un être parfaitement détaché du reste de l’humanité revenant de temps en temps vers une civilisation détesté mais pourtant si délectable par certains de ses travers… Et au combien cette image devait être dicté par un autre sentiment peu louables… L’envie ! 😉

    Je trouve tes descriptions très réalistes ( même si j’ai peu voyagé ) et j’ai même un peu peur de me reconnaitre dans « L’AMATEUR ECLAIRE » !!! ( Aller dis moi que non, stp !!! 😉 )

    • Reply
      gaspardNo Gravatar
      9 janvier 2012 at 21 h 34 min

      Il y aurait tout un boulot d’anthropologie à faire sur les routards, tant ce groupe, aussi éclaté soit-il, obéit à des codes, des règles. Il y a une mode routarde, un savoir-faire, un savoir-vivre ou chacun puise un peu à sa manière. Parfois c’est un peu caricatural et bien sûr tout le monde n’y obéit pas, mais on retrouve des détails ici et là.
      Le point commun principal c’est une envie de partir, un besoin (une fuite aussi pour certain), une quête de découverte qui te pousses à quitter ta vie pour aller faire un tour sur les routes du monde. Il y a sans doute aussi un truc un peu tordu là-dedans, une adaptation sociale un peu bancale qui a eu du mal à se faire. Quoi qu’il en soit, une fois accroché c’est dur de revenir au bercail.

      Par contre, il n’y a pas d’échelle de valeurs qui différencie, routard, touriste et voyageur… tout est une question de personne, tout dépend de la manière d’aborder un pays.

      Pour « l’amateur éclairé » il faut se méfier de mon cynisme un peu facile. A la base il n’y a rien de péjoratif dans se terme que j’ironise. Aimer la photo, en faire et en parler il n’y a pas de soucis.
      Je doute que le personnage que je décris ici ait assez de recul pour se reconnaître.
      Donc rassure-toi, je parle du donneur de leçon, de la caricature et pas du passionné qui n’embête personne.

  • Reply
    FlorentNo Gravatar
    12 janvier 2012 at 16 h 44 min

    En évitant les auberges de jeunesse et autres backpackers, ça limite de beaucoup ces inconvénients. Je pense par ailleurs que ceux qui voyagent pour fuir quelque chose sont loin d’être les personnes les plus intéressantes.

    • Reply
      gaspardNo Gravatar
      12 janvier 2012 at 20 h 28 min

      Oui, mais ça limite aussi beaucoup les rencontres. A quoi bon voyager dans une bulle ?

  • Reply
    Curieuse VoyageuseNo Gravatar
    7 février 2012 at 8 h 04 min

    Article très vrai sur tous les points: et je ne partage on ne peut plus le dernier point… Et mon combat personnel (avec mon ego) et de ne pas tomber dans cette triste caste par blog interposé – car malheureusement aussi, sur le web le jeu du « plus grand voyageur du monde » a parfois aussi sa place !
    Et pour les 5 questions, je préfère encore celles-ci (même si elles sont certes redondantes) à celles de notre société française sédentaire « comment tu t’appelles & que fais-tu »…

  • Reply
    GirltravellingNo Gravatar
    20 février 2012 at 10 h 34 min

    Je suis peut être une bisounours alors parce que je ne connais pas encore la plupart de ces désagréments 🙂 je n’ai pas encore beaucoup voyagé.
    Pour Internet, tu peux choisir de faire le mort numérique mais la famille et les amis ne doivent pas être vraiment content 😉 . L’amateur éclairé m’a fait marré parce que j’ai reçu un réflex comme cadeau collectif de mes 5 prochains anniversaires, promis je vais essayer d’éviter d’être une conne suffisante. Mitrailler et observer son voyage à travers sa lentille au lieu de le vivre, je ne pense pas que ce sera pour moi de toutes les manières. Le billet d’avion m’a coûté un bras j’ai bien l’intention d’ouvrir grands les yeux et les oreilles et d’en profiter!

    • Reply
      gaspardNo Gravatar
      2 mars 2012 at 9 h 57 min

      Non pour internet c’est trop tard. Si tu as l’outil sous la main tu as trop envie de l’utiliser. Et puis ça a ses avantages.

      Oui, ne deviens pas une donneuse de leçon avec ton appareil reflex 😉
      Qu’est-ce que c’est comme appareil ?

  • Reply
    SamanthaNo Gravatar
    24 avril 2012 at 22 h 29 min

    Pas tout à fait d’accord avec Florent, ceux qui fuient qqch peuvent se révéler intéressants, comme tout un chacun. D’ailleurs, on fuit tous forcément qqch en voyage, ne serait-ce que la routine, la pression sociale…

  • Reply
    gaspardNo Gravatar
    25 avril 2012 at 6 h 21 min

    @Samantha : J’ai cette théorie comme quoi tous les voyageurs à long terme fuient un peu quelques choses… Si tout ce passe bien chez toi, si tu te sens bien à ta place, il me semble un peu étrange d’aller s’envoyer à 10 000 kilomètres et d’y rester. Après au fur et à mesure on arrive à faire de la fuite quelque chose d’un peu plus constructif. En tout cas, comme toi, je ne suis pas forcement allergique à ce type de voyageurs, ils me semblent tout aussi intéressants que les autres et ont souvent une bonne histoire à partager.

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